France – Évolution du montant de l’ISF et du nombre de contributeurs

ISF, une Invention Si Française !

Bien que la TVA est bien une invention Française, je n’ai pas réussi à trouver de preuves que l’impot sur la fortune est bien du même ressort, le Japon a supprimé l’équivalent de cet impot 1950, mais la France avait un ancêtre de l’ISF appelé Impôt de solidarité nationale dès 1945, donc jusqu’à preuve du contraire, ISF peut être considéré comme une Invention Si Française ! 😀

En utilisant ce jeu de données, voici l’évolution du montant de l’ISF et du nombre de contributeurs par an :

Une corrélation entre les 2 courbes apparaît immédiatement, en effet il évident que le nombre de contributeurs détermine le montant total de cet impôt, on peut sans prendre de risque dire que le lien va au-delà d’une corrélation, mais est une causalité.

Quelques questions se posent concernant ce graphique :

  1. Pourquoi le nombre de contributeurs baisse de façon significative en 2011 ? Et pourquoi cela n’a pas eu d’impacte sur le total imposé ?
  2. Pourquoi une baisse en 2008 ? Et pourquoi une hausse à partir de 2012 ?
  3. En 2013, les recettes de cet impôt doublent, alors que le nombre de contributeurs est presque constant, pourquoi ?

Après quelques recherches, voici les éléments de réponses (non-exhaustifs) que j’ai pu trouver :

  1. La déclaration de l’impôt se fait à l’année N, et le paiement de ce dernier se fait à l’année N+1, c’est ce qui explique le décalage (entre le montant récolté, et le nombre de contributeurs) visible en 2011.
  2. La baisse en 2008 s’explique par la mise en place du bouclier fiscal, promesse du candidat Nicolas Sarkozy, sa remontée s’explique par les réformes fiscales de ce dernier, menées à cause de la crise.
  3. La hausse de 2013, s’explique par un changement de président et de politique en France, en effet François Hollande arrive au pouvoir avec des réformes fiscales.

Les salaires moyens à Paris

Le traitement de données devient un enjeu crucial à notre époque, où les données sont produites par milliard chaque jour, c’est une compétence indispensable, notamment aux informaticiens intervenants sur ces thématiques, associées à celles de l’intelligence artificielle.

Mais le traitement seul de ces données n’est que la première étape ! Il faut pouvoir visualiser ces données de manières simples, et avoir un esprit d’analyse et le recul nécessaire permettant de tirer les conclusions et de prendre les bonnes décisions sur la base de ces données visualisées.

J’ai voulu me remettre à Power BI, mais hélas, ce n’est pas possible d’inclure des visualisations sur un site internet avec la licence gratuite, ce qui m’a permis de découvrir un autre outil qui le permet, Tableau !

Une étude de l’Insee sur les salaires moyens fournit des chiffres de 2012 à 2016, j’ai donc repris cette étude pour réaliser ce graphique interactif, moyennant quelques retraitements.

NB : J’affiche le salaire moyen, par arrondissement et par an, sans distinctions de sexe, d’âge, ou de catégorie socioprofessionnelle.

Quelles conclusions tirer à partir de ce graphique ?

Tout l’intérêt réside ici, afficher est bien, mais interpréter est encore mieux.
Ce que j’ai retenu personnellement sont les choses suivantes :

  • L’arrondissement le plus riche (en termes de salaire moyen) est le 7e, et non le 16 comme on pourrait le penser.
  • Les arrondissements 6,7,8 et 16, sont bien au-dessus des autres, avec des salaires moyens allant de 1.5 à 2.5 des autres .
  • Le 6e arrondissement a dépassé le 8e en 2014, avant de retrouver sa place originale en 2016, on peut se poser la question, que s’est-il passé dans ces 2 arrondissements entre ces 2 dates ?
  • Dans tous les arrondissements, le salaire moyen n’augmente pas chaque année.
  • Dans certains arrondissements, le salaire moyen augmente moins vite que l’inflation (Le 20e par exemple)

Compte tenu des informations limitées (On ne prend pas en compte le nombre d’habitants, la population active, la catégorie socioprofessionnelle, etc..) il ne serait pas prudent de tirer d’autres conclusions et de généraliser, il ne faudrait pas commettre une erreur écologique !

Initiative monnaie pleine

Avant tout, petite introduction : contrairement à l’ancienne théorique économique supposant que « les dépôts font les crédits » (La personne à qui la banque prête, recevra l’argent que je viens de déposer dans mon compte en banque) (défendue jusque dans les années 1970), il est aujourd’hui admis qu’en réalité « les crédits font les dépôts » (C’est parce que la banque accorde un crédit, qu’un agent économique A peut acheter un bien à l’agent économique B, ce dernier pourra donc déposer son argent à la banque).

Autrement dit, les banques commerciales sont responsables de l’essentiel de la création monétaire (90% en monnaie scripturale).

Le 10 juin 2018, les Suisses ont voté sur une initiative populaire pour décider si la création monétaire devait être du seul ressort de la banque centrale suisse, privant ainsi les banques commerciales de leur pouvoir de création monétaire.

Selon les arguments des initiants, l’adoption de cette initiative serait un moyen de protéger l’épargne des citoyens en cas de nouvelle crise financière.

Des billets de francs suisses.

L’initiative monnaie pleine a finalement été rejetée par 75,7 % des votants (avec un taux de participation de 34%) mais a eu le mérite de permettre de discuter des mécanismes de la création monétaire et de son objectif.