Surveyor 3, Apollo 12 et la lune

Surveyor 3 est la deuxième sonde lunaire américaine du programme Surveyor de la NASA à réaliser un atterrissage lunaire en douceur.
Lancée le 17 avril 1967, elle se pose sur la Lune le 20 avril 1967, et transmet un total de 6 326 images.

Elle présente la particularité d’avoir été visitée deux ans et demi plus tard par les astronautes de la mission Apollo 12.

La mission Apollo 12 (14 novembre 1969 – 24 novembre 1969) est la deuxième à se poser sur la Lune. L’équipage (de droite à gauche) se compose de Pete Conrad (commandant), Richard Gordon et Alan Bean.

Les membres de la mission Apollo 12

Le 19 novembre 1969, ils partent examiner la sonde Surveyor 3, prenant de nombreuses photos et prélevant environ 10 kg de pièces et composants (dont une caméra de télévision) pour un examen ultérieur sur Terre, ceci afin que soit étudié l’impact des radiations solaires sur les appareillages au fil du temps.

Le plus surprenant dans l’événement, est qu’il apparaîtra plus tard qu’environ 50 à 100 bactéries se trouvant dans la caméra de Surveyor 3 ont survécu dans cet environnement hostile qu’est la lune durant deux ans et demi !

Aujourd’hui la caméra Surveyvor 3 est exposée au musée national de l’air et de l’espace 

Ceci amène la NASA à adopter des procédures beaucoup plus strictes pour éviter la contamination de la planète Mars et d’autres planètes suspectées de pouvoir héberger la vie. Ces mesures sont dites Protection planétaire (Qui sont un ensemble de recommandations portant sur les missions spatiales interplanétaires et destinées à empêcher la contamination d’autres planètes par des micro-organismes terrestres afin de ne pas compromettre l’étude scientifique de celles-ci).

Avec ceci, donc à cause de ceci

Un sophisme est une argumentation à la logique fallacieuse (Il n’est pas valide au sens de la logique).

Cum hoc ergo propter hoc (Du latin signifiant : avec ceci, donc à cause de ceci) est un sophisme qui consiste à prétendre que si deux événements sont corrélés alors il y a un lien de cause à effet entre les deux, autrement dit, selon ce sophisme, corrélation implique causalité.

La confusion entre corrélation et causalité est appelée effet cigogne en zététique (La zététique étant définie comme « l’art du doute »).

Ce sophisme se résume comme suit :

  • A est corrélé (y compris la corrélation inverse) à B.
  • Donc A cause B.

Par exemple :

Il y’a une forte corrélation (95.86%) entre la consommation de mozzarella par habitant et le nombre de doctorat d’ingénieur civil décerné, selon ce sophisme, alors c’est la consommation de mozzarella qui détermine le nombre de doctorants !

Le site tylervigen regorge de corrélations surprenantes !

Naturellement, il n’est pas possible de conclure qu’il existe une relation de cause à effet entre deux événements seulement du fait que l’un et l’autre sont corrélés. Déterminer s’il existe effectivement une causalité requiert d’autres investigations.

Le biais de négativité

Le biais de négativité est le phénomène qui fait que les individus sont davantage marqués – toutes choses égales par ailleurs – par les expériences négatives que par les positives, ils prennent davantage en compte les informations négatives que les positives.

En effet, ce sont les informations qui nous apportent un désagrément qui frappent l’attention et qui sont mémorisées le plus facilement et pour plus longtemps.
À l’inverse, nous avons tendance à oublier les bons souvenirs ou toutes les fois où les choses se sont bien déroulées et donc à ne pas les prendre en compte dans notre raisonnement.

Dans les études menées par le psychologue John Cacioppo sur le traitement neuronal du biais de négativité, il a été prouvé que la réponse du cerveau aux stimuli sensoriels, cognitifs et moteurs négatifs provoque une activation beaucoup plus importante que les événements positifs. Surtout dans le cortex cérébral.

Ceci explique pourquoi, nous sommes beaucoup plus motivés par une tâche qui consiste à éviter une expérience négative que motivés par une tâche lorsque le prix est une incitation positive. (éviter de redoubler motive plus que vouloir apprendre pour apprendre).

Heureusement, connaitre ce biais et avoir l’habitude de relativiser sa situation, permet de lutter contre ce dernier!