L’événement de Toungouska

Le 30 juin 1908 vers 7h 13 en Sibérie centrale, s’est produit la génération d’une importante onde sonore.
L’énergie dégagée est équivalente à environ mille fois celle de la bombe nucléaire d’Hiroshima et a eu pour conséquence la destruction des forêts sur un rayon de 20 kilomètres et a fait des dégâts (moindres) jusqu’à une centaine de kilomètres.

Plusieurs hypothèses scientifiques ont été émises sur l’origine du phénomène : météorite, foudre, irruptions volcaniques, etc.
L’hypothèse la plus plausible, est celle de la désagrégation d’un météoroïde à une altitude comprise entre 5 et 10 kilomètres.

Même si il est peu connu, l’évènement de la Toungouska est le plus important évènement connu de l’histoire humaine dû à la rencontre d’un tel corps, issue de l’espace, avec la Terre.

Les caractéristiques de la météoroïde sont estimées aux alentours de 50 mètres de diamètre et 62 000 tonnes, ce qui en fait une météoroïde relativement petite, mais les dégâts causés restent tout de même importants.

Une question subsiste : l’humanité sera prête si une nouvelle météoroïde venait à s’abattre sur Terre ?

Le Turc mécanique

Le Turc mécanique ou l’automate joueur d’échecs est un célèbre canular construit à la fin du 18e siècle : il s’agissait d’un prétendu automate doté de la faculté de jouer aux échecs, en réalité, une personne cachée à l’intérieur jouait aux échecs à la place de l’automate.

Il a été partiellement détruit dans un incendie mais de nos jours, une réplique a été créée : elle est contrôlée par un logiciel et joue réellement seule aux échecs.

Grâce au talent des joueurs cachés à l’intérieur, le Turc mécanique remporta la plupart des parties d’échecs auxquelles il participa en Europe et en Amérique durant près de 84 ans, y compris contre certains hommes d’État tels que Napoléon Bonaparte, Catherine II de Russie et Benjamin Franklin.

Principe du Turc mécanique

Il a été inventé par l’écrivain et inventeur hongrois Wolfgang von Kempelen, qui eut l’idée de construire son Turc mécanique après avoir assisté à un spectacle de magie de François Pelletier (illusionniste français) à la cour de l’Impératrice d’Autriche Marie-Thérèse, au château de Schönbrunn (à Vienne).

Après le spectacle, l’impératrice demande à Wolfgang von Kempelen de lui expliquer le tour, mais il n’y parvient pas.

Vexé, l’ingénieur promet à l’impératrice de revenir au château avec une invention dépassant la magie de l’illusionniste, et c’était donc la naissance son Turc mécanique !

De nos jours, le principe du Turc mécanique refait surface, en effet, plusieurs tâches (parfois ingrates) que l’on pense automatisées, sont en réalité faite par des humains, par exemple l’ajout des sous-titres sur une vidéo, la vérification que 2 billets sont différents, etc..

L’expérience de la chambre chinoise

La chambre chinoise expérience de pensée proposée par Searle, et vise à montrer qu’une intelligence artificielle ne peut être qu’une intelligence artificielle faible et ne peut que simuler une conscience, plutôt que de posséder d’authentiques états mentaux de conscience et d’intentionnalité (comme les êtres humains).

Elle vise à montrer également que le test de Turing est insuffisant pour déterminer si une intelligence artificielle est comparable à un humain dans son raisonnement.

L’expérience se présente comme suit :

  • Une personne A qui n’a aucune connaissance du chinois est enfermée dans une chambre.
  • On met à disposition de cette personne un catalogue de règles permettant de répondre à des questions en chinois.
  • La personne A enfermée dans la chambre, reçoit de la part d’une personne B des questions écrites en chinois et, en appliquant les règles qu’elle a à sa disposition, elle produit d’autres phrases en chinois qui sont parfaitement claires, et du niveau d’un locuteur de chinois.

Ainsi, du point de vue du locuteur qui pose les questions (la personne B), la personne A enfermée dans la chambre parle parfaitement le chinois.
Mais, en l’occurrence, cette dernière n’a aucune compréhension de la signification des phrases en chinois qu’elle compose, elle ne fait que suivre des règles prédéterminées dans le catalogue.

Illustration de l’expérience

Cette expérience de pensée suggère qu’il ne suffit pas d’être capable de reproduire exactement les comportements linguistiques d’un locuteur chinois pour parler chinois (ou toute autre langue).

Pour Searle, un usage maîtrisé du langage se double d’une conscience du sens de ce qu’on dit (ce qui n’est pas le cas de A) et la reproduction artificielle, même parfaite, d’un comportement linguistique ne suffit pas à produire une telle conscience, autrement dit les tests de Turing ne sont suffisants pour juger de l’intelligence d’une machine.